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Il y a bien longtemps que je n'ai pas écrit... Est-ce un manque de temps? Un manque d'inspiration? Un manque... de raison?
Je retrouve au
jourd'hui ce blog comme une vieille armoire remplie de souvenirs, de babioles, d'ébauches d'idées, de rêves perdus voire oubliés, je retrouve un portrait de moi-même qui a cessé d'exister, une peinture dont les couleurs ternissent à chaque seconde, tel une rose sombre qui fânerait à vue d'oeil, un reflet erroné dont l'image perdrait de son éclat.
C'est une fantastique décadence,
alliant intrigue et magnificence, qui me fait découvrir et redécouvrir une personnalité dépassée; celle que j'arborais avec candeur.
Remettant en cause les fondame
ntaux de mon existence, je vogue à travers les souvenirs cherchant le courant directeur qui m'a mené jusqu'ici.
Mais je ne trouve rien...
Rien d'autre que de pâles reflets sans visage.
Aucun lien entre le
passé et le présent, rien d'autre qu'un épais brouillard qui me rassure d'avoir tourné la page.
Quant à la page suivante, elle reste à é
crire.
D'a
près une amie, quelqu'un s'en est chargé à ma place, et je n'aurai plus qu'à être spectateur de ma propre histoire, à moitié acteur, une sorte de comédien à qui l'on impose le texte, et pour qui seul le jeu autorise la liberté.
Je me dis
alors que quelque soit le texte imposé, rien ne m'empêche de savourer les valses sucrées, les examens salés, les prises de risques pimentées, les baisers enflammés...
Rien ne m'empêc
he d'apprécier la douce mélodie au rock enchaîné de ma vie.
Rien ne m'empêche de contempler et d
'avancer pour les choses qui me tiennent à coeur,... le seul mât qui guide ma proue.



Sony

# Posté le mardi 01 septembre 2009 13:32

J'aimerai savoir...

J'aimerai savoir...

J'aimerai savoir si, posant mes lèvres sur son cou, chaque cellule de mon corps s'emballerait dans un désir proliférateur d'amour, à l'instar de l'effet qu'a sur moi chacun de ses mouvements, de sa voix, de chaque occasion par laquelle je suis confronà son expression, ou tout simplement, à l'instar de son unique présence.

J'
aimerai savoir si mon coeur propulserait cet amour dans tout mon corps, dans chacun de mes membres, avec encore plus d'intensique ce semi-contact virtuel...


Sony
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# Posté le lundi 15 juin 2009 14:51

Modifié le lundi 15 juin 2009 15:09

S'il m'était donné l'éternité...

S'il m'était donné l'éternité...
S'il m'était donné l'éternité, j'arrêterai sans doute de faire des projets, réalisant que j'ai du temps, et me mettrai alors à vivre pleinement l'instant présent... Etrange paradoxe que celui de l'éternité.
Alors
que dans une vie qui doit se terminer l'on s'évertue à bâtir un avenir solide alors que celui ci est éphémère, telle une traversée dont l'arrivée annonce la fin du voyage, cette fin à laquelle tout le monde pense, que tout le monde craint, une vie sans fin, en revanche, dont l'avenir est infini et incommensurable, serait plutôt abordée comme une croisière sans rive, une expédition sans port, un périple où l'on ne pense à rien d'autre que le paysage qui est offert à nos yeux, rien d'autre que les flots de souvenirs se bousculant dans nos esprits...

S'il m'était donné l'éte
rnité, je réaliserai combien la vie est courte, la vie de ceux que j'aime, et je comprendrai alors que je devrai tôt ou tard subir et affronter ma pire phobie. Je devrai voir ceux que j'aime tomber, impuissant, sans rien faire d'autre que les accompagner sur l'autre rive du Styx. Je profiterai de chaque seconde, de chaque battement, de chaque contact, chaque parfum, chaque rire et chaque larme partagé avec eux.
Incapable de mourir, je serai capable de me vider de mon san
g, de subir une noyade, une chute de 200mètres, je serai capable de souffrir mille martyrs pour qu'ils restent un peu plus, une journée, une heure, une minute... 60 secondes pour l'éternité...
Incapable de les g
arder éternellement, les ayant tous implacablement perdu, désespéré et déprimé, inexorablement vaincu par la mort alors que celle-ci ne peut m'emporter, je tenterai encore d'attenter à ma vie, sans succès aucun. Alors que je voulais d'abord lutter contre la mort, celle-ci me refuse ma rédemption, me condamne à vivre seul pour une histoire sans fin, une histoire sans sens aucun, sinon celui de l'avenir qui s'étend indéfiniment, sans jamais pouvoir en atteindre le bout...

S'il m'éta
it donné l'éternité, je finirai par trouver un nouveau sens... Les enfants. Ceux-ci qui naissent, apprennent, grandissent, ceux-ci qui sont l'avenir de notre monde, la pièce maitresse du grand jeu de la vie... Ils seraient un peu ma Renaissance.
Peut-êtr
e deviendrai-je professeur, afin de leur enseigner la vision qu'une vie sans fin m'a éclairé. Afin de faire d'eux celui que j'ai toujours voulu être, afin de les encourager à être eux-même, à penser par eux-même, à ne vivre que selon leur propre libre-arbitre, défendant des valeurs de Justice et de Liberté, luttant contre ceux qui n'ont pas reçu la juste éducation...
Mais malgr
é toute juste éducation, s'il y a bien une chose qui puisse être incomprise, c'est bien l'immortalité d'un professeur de droit, de sciences politiques, de philosophie, de littérature, d'art...
Les enfants passent, les élèves deviennent aspirants puis fi
nissent par devenir Maître eux même enseignant à de nouveaux élèves, et tous passent emportés par la mort, alors que le Maître originel continue de vivre, observant impuissant ses élèves tomber, mais restant fier de l'impact de son éducation qui se diffuse désormais à travers les âges...
Ce processus lancé, je dispa
raitrai...

S'il m'était offert l'éternité, je finirai par retou
rner à l'état sauvage, oubliant tous mes biens, je sortirai dans la rue, puis je quitterai la ville et voyagerai à travers monts et campagnes, forêts et déserts. Je découvrirai la nature, les petits villages. Je m'arrêterai quelques décénnies dans une famille de paysans chinois où j'apprendrai leur langue et les aiderai à cultiver leurs rizières, et ce, jusqu'à ce que les communistes chinois découvrent qu'un étranger vit sur leur sol. Le village misérable de bois et de paille se consummeraient alors dans les flammes rugissantes de la tyrannie.
Mon corps s'embraser
ait mais ne brûlerait pas.
Mon âme s'embraserait mais ne succo
mberai pas à la mort, mais à la haine.
Cette mort tant crainte,
cette mort tant désirée, voilà que j'en deviendrai l'auteur, jugeant qu'il y a des humains sans humanité qui méritent un châtiment.

S'il m'était offert l'éternité, je me demanderai si Dieu
existe, et si, recevant une telle malédiction, je ne serai pas son martyr. Puis par soucis d'antithèse, je me demanderai si je ne serai pas élu, si ce fardeau ne serait pas en réalité un don qui, comme tous dons, infligent des épreuves à son receveur pour le préparer à ce qu'il doit faire.
Ce qu'il doit faire?
Ou ce
qu'il peut faire?
Au fond peu importe. Ce qui importe c'est qu
'un grand pouvoir implique de grandes responsabilités...

S'il m
'était offert l'éternité, en profiterai-je pour tenter quoique ce soit?
Et vous?

S'
il m'était offert l'éternité, j'écrirai des milliers de pages de mémoire sur papier, ayant trop peur d'un jour perdre la mémoire cérébrale, j'apprendrai la peinture afin d'exprimer mes émotions difficiles à canaliser, j'apprendrai à jouer du piano afin de faire jaillir les notes de mon passé, j'apprendrai les arts martiaux, afin d'entrer en communion parfaite entre l'esprit et le corps, sachant pertinnement que tout ce qu'il manque aux hommes pour devenir un guerrier parfait, c'est le temps.

S'il m'était offert l'éternité, je prolongerai à tra
vers mon bras, à travers mon coeur, à travers mon âme la vie de tous ceux que j'aime. Je vivrai pour eux, gardant toujours un souvenir intact de chacun d'eux, étant ainsi la preuve qu'ils ont existé, qu'ils existent toujours, à travers moi. Je les porterai, tous, dans mon coeur, aussi lourds soient-ils, je les ménerai jusqu'au jour du Jugement Dernier, jusqu'aux confins de l'Eternité.

S'il m'était offert l'éternité, je finirai par oublier
mon identité, succombant à ce sulfureux désir de n'être plus personne et d'être à la fois tout le monde. Je n'agirai que dans le soucis de promouvoir la vraie valeur de l'Humanité...

S'il m
'était offert l'éternité, il viendrait un jour où je penserai à tout cela, sur le toit d'une maison d'une ville méditerranéenne, et j'observerai le lever de soleil étendant ses rayons de lumières à travers le globe, dans les forêts de ce pays qu'on oublie trop souvent de savourer à sa juste valeur, dans les rues de cette ville où les habitants se réveillent sur une parcelle définie de leur vie afin d'entamer leur labeur, sur la surface de l'eau de la mer où un jour des voiles phocéennes menèrent à cette plage, sur les nuages rougeoyants évoquant un sombre passé, sur les plumes d'un oiseau qui bat des ailes non loin dans le ciel et s'envole à travers les âges...
Cet oiseau qui fut aperçu au
dessus des têtes de ces phocéens, constructeurs de cette ville antique, des romains, conquérants des plus belles choses, des forgerons, des marins, des pirates, des boulangers, des cheminots, des jeunes enfants allant de la maternelle jusqu'à l'université, de tous ces humains qui un jour levèrent leurs yeux au ciel, et, en ce dimanche matin, figé dans un cliché qui le rendra immortel, ce moment que j'aurai aimé partagé avec elle...



Sony

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# Posté le dimanche 14 juin 2009 10:59

Modifié le dimanche 14 juin 2009 11:20

Shakespeare

Il aimait la mort, et ses sombres promesses,
Avenir incertain d'un garcon en detresse,
Il voulait mourir, laisser partir sa peine,
Oublier tous ces jours à la même rengaine...
Elle aimait la vie, heureuse d'exister,
Voulait aider les gens et puis grand en paix,
C'etait un don du ciel, toujours souriante,
Fleurs et nature, qu'il pleuve ou qu'il vente...
Mais un beau jour la chute commence,
Ils tombèrent amoureux, mauvais choix,
Elle aimait la vie, il aimait la mort,
Qui d'entre les deux allait être le plus fort ?
Ils s'aimaient tellement, ils aurait tout sacrifié,
Amis et famille, capable de tout renier,
Tout donner pour s'aimer, tel était leur or,
Mais elle aimait la vie et il aimait la mort...
Si différents et pourtant plus proches que tout,
Se comprenant pour proteger un amour fou,
L'un ne rêvait que de mourir et de s'envoler,
L'autre d'une vie avec lui, loin des atrocités...

Fin de l'histoire : obligés de se séparer,
Ils s'étaient promis leur éternelle fidélité...
Aujourd'hui, le garcon torturé vit pour elle,
Puisque la fille, pour lui, a rendu ses ailes...
Il aimait la mort, elle aimait la vie,
Il vivait pour elle, elle est morte pour lui...
Shakespeare

# Posté le samedi 13 juin 2009 10:47

Woldead

# Posté le vendredi 03 avril 2009 12:21

Modifié le mardi 09 juin 2009 08:11